RENATA TEBALDI

Publié le par Les Autographes du siècle

Un magnifique autographe daté de 1986 sur une carte de visite (vierge d'impression)  !

Renata Tebaldi, la soprano italienne,  qui fut l'une des plus grandes stars du Metropolitan de New York et de la Scala de Milan, et la rivale de Maria Callas, est morte à l'âge de 82 ans.

Célèbre pour ses tonalités pures et angéliques, et aussi pour sa rivalité supposée avec Maria Callas, Renata Tebaldi était considérée comme l'une des plus belles voix italiennes du XXe siècle.

Lorsque la Tebaldi donna une première peu réussie de «La Traviata» à La Scala, l'incendiaire Callas la qualifia de «pauvre petite chose». La guerre que la prima donna régnante fit à sa dauphine avait commencé, mais la Tebaldi, moins combative, souffrit de l'adulation du patron de l'opéra milanais Antonio Ghiringhelli pour la Callas.

Pendant des années, les amateurs d'opéra auront suivi ce «duel des prime donne» à La Scala, les admirateurs de la Tebaldi et ceux de la Callas s'affrontant avec presque autant de fougue que les supporters des deux clubs de football rivaux de Milan...

Reste que cette rivalité entre l'Italienne et la cantatrice d'origine grecque, aux tempéraments en outre si opposés, aurait été fort grossie par la presse, avec semble-t-il l'accord des intéressées: après sa retraite, la Tebaldi a raconté qu'elle n'avait jamais considéré la Callas comme une rivale. La diva d'origine grecque se contentait quant à elle de dire qu'elles étaient deux cantatrices fort différentes.

Née à Pesaro, cité balnéaire et musicale sur l'Adriatique, le 1er février 1922, Renata Tebaldi, atteinte de la poliomyélite dans son enfance, étudia ensuite au conservatoire de Pesaro puis de Parme.

Elle monta sur scène pour la première fois en 1944, interprétant Elena dans le «Méphistophélès» de Boito. A la soirée de réouverture de La Scala en 1946 après les bombardements de la guerre, elle chanta sous la direction du maestro Arturo Toscanini. Lequel remarqua plus tard qu'elle avait «une voix d'ange».

Le directeur du Metropolitan Opera de New York Rudolf Bing la surnommait pour sa part «fossettes d'acier», histoire de dire que son apparence délicieuse cachait une volonté de fer...

A son répertoire, lors de nombreuses apparitions à La Scala de 1949 à 1954, figuraient la Tosca de Puccini, Aïda et la Desdémone de l'Othello de Verdi, rôle dans lequel elle fit aussi ses débuts à Londres. Cette Desdémone fut en quelque sorte le livret de sa vie, celui de ses débuts au Met de New York en 1955, et également le dernier qu'elle chanta, le 8 janvier 1973, avant de faire ses adieux à la scène...

Diva de La Scala, elle fut aussi l'une des stars-maison du Metropolitan, où elle chanta à 270 reprises. La Tebaldi interpréta aussi quelques rôles moins connus du répertoire, l'Olympia de Spontini, Pamyre dans Le siège de Corinthe, de Rossini, Cléopâtre dans le Jules César de Haendel, ou encore la Jeanne d'Arc de Verdi.

En 1976, elle se consacra à l'enseignement, racontant à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire qu'elle avait cessé de chanter alors qu'elle avait encore toute sa voix, et ce pour éviter «la mortifiante saison du déclin».

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