PIERRE FRESNAY

Publié le par Les Autographes du siècle

Pierre Fresnay écrit une lettre de deux pages en 1949 !

1897-1975

Formation
Fils d'un professeur de lycée, Pierre Fresnay monte sur les planches pour la première fois à l'âge de quatorze ans. Grâce à son oncle Garry, comédien, il joue un petit rôle dans L'aigrette, au Théâtre Réjane. En 1914, il entre au Conservatoire et figure dans la classe de Paul Mounet et de Georges Berr. Un an plus tard, il est engagé à la Comédie-Française. Dès 1915, il décroche un premier grand rôle au théâtre dans Les jeux de l'amour et du hasard. La même année, il débute au cinéma avec France d'abord d'Henri Pouctal.

Carrière au cinéma
Après avoir joué dans quelques films muets, Pierre Fresnay s'impose à l'écran avec Marius (1931) d'Alexandre Korda, d'après la pièce de Marcel Pagnol. Pour ce rôle traditionnellement réservé aux natifs du Midi, l'acteur profite de quelques jours de liberté pour se rendre à Marseille et s'imprégner de l'accent du pays. Le succès du film fait de Pierre Fresnay une vedette. Plus tard, il apparaît dans deux autres titres de Pagnol, Fanny (1932) et César (1936).
En 1934, il joue Armand Duval au côté d'Yvonne Printemps dans La dame aux camélias de Fernand Rivers. La même année, Alfred Hitchcock lui confie un rôle court mais essentiel, celui du Français qu'on assassine dans L'homme qui en savait trop. Georg Wilhelm Pabst (Mademoiselle Docteur, 1936) et Abel Gance (Le roman d'un jeune homme pauvre, 1935) l'emploient également. Doué d'une grande aisance de jeu, Pierre Fresnay incarne aussi bien l'anarchiste de Sous les yeux de l'Occident (1936) de Marc Allégret que le journaliste primesautier de La bataille silencieuse (1937) de Pierre Billon, ou encore le bagnard de Chéri-Bibi (id.) de Léon Mathot. Mais son rôle légendaire reste celui de l'aristocrate fier et nostalgique, De Boëldieu de La grande Illusion (id.) de Jean Renoir face à Jean Gabin et Erich von Stroheim. Avec Trois valses (1938) de Ludwig Berger, auprès d'Yvonne Printemps, Fresnay devient plus populaire que jamais. Puis la rencontre avec Henri-Georges Clouzot, scénariste obscur à l'époque, lui inspire un style encore différent, non moins remarquable. Détective ironique du Dernier des six (1941) de Georges Lacombe ou de L'assassin habite au 21 (1942) d'Henri-Georges Clouzot, il est aussi le peintre halluciné de La main du Diable (id.) de Maurice Tourneur ou l'âpre docteur Germain du Corbeau (1943) d'Henri-Georges Clouzot. Après la Seconde Guerre mondiale, Pierre Fresnay tient le rôle principal dans Le Visiteur avec les Petits Chanteurs à la croix de bois puis se distingue par des compositions intactes de perfectionnisme, qui redonnent vie à de grandes figures historiques. Il incarne tour à tour saint Vincent de Paul :

( Monsieur Vincent, 1947, de Maurice Cloche),

l'entomologiste Fabre (Monsieur Fabre, 1951, d'Henri Diamant-Berger), Jacques Offenbach (la Valse de Paris, 1949, de Marcel Achard) ou un aéronaute (Au grand balcon, id., d'Henri Decoin). En 1960, il fait ses adieux au grand écran avec Les vieux de la vieille, une comédie de Gilles Grangier, pour se consacrer au théâtre et à la télévision.

Autres activités
Sociétaire de la Comédie-Française qu'il quitte en 1927, Pierre Fresnay est un célèbre comédien et s'illustre sur les planches notamment dans Un miracle, La chienne aux yeux de femme, Cyrano de Bergerac, Marius, Bloomfield, Cette vieille canaille, Jean III, L'hermine, L'idée fixe, Visitation.
A la télévision, il interprète Tête d'horloge (1969) de Jean-Paul Sassy.
En 1939, Fresnay réalise Le duel avec Yvonne Printemps.
En 1954, il publie ses Mémoires, Je suis comédien.


Prix
Mostra Internationale d'Art Cinématographique (Venise) Coupe Volpi du meilleur acteur (Monsieur Vincent) - 1947



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